5 octobre 2017

Vivre avec plus de conscience au quotidien

La conscience… la pleine conscience… la présence sont des concepts centraux de notre monde actuel. Bien sûr, les concepts n’ont jamais changé le monde, toutefois, ils restent un magnifique point de départ. Alors, restez avec moi pour qu’on découvre la route ensemble.

La conscience, c’est une forme spéciale d’attention qui nous amène à être entièrement présents, de corps, d’esprit et de cœur à ce que l’on est en train de faire ; c’est être en mesure de percevoir pleinement l’instant présent. C’est en quelque sorte l’antidote à l’éparpillement, à la fuite mentale voire même à la souffrance ; c’est en tout cas ce que nous enseignent les Bouddhistes. La conscience, c’est démocratique, car chaque humain (et même certains animaux) en est pourvu ; toutefois, pour qu’elle soit réellement salutaire, elle doit être connue, reconnue par celui qui la porte et surtout bien dirigée ; c’est à dire « consciemment » dirigée ; désolée, la conscience est tellement transcendante qu’elle n’a pas de synonyme. Plus on déploit sa conscience, et plus elle est pleine… d’où l’expression « vivre en pleine conscience ».

D’apparence, une personne pleinement consciente ne fera pas des choses différentes, mais elle sera différente dans sa façon de faire les choses… sentez-vous la nuance ? La conscience est invisible, mais elle habite l’Être ; et justement de ce point de vue, elle sera le phare qui illuminera n’importe quelle tâche banale du quotidien du sceau de la sacralité et de la beauté. C’est pour cela que ceux qui vivent en pleine conscience vivent une vie à l’image d’une œuvre d’art. Une vie unique (leur vie), une vie riche de sens (l’antidote du pilote automatique), une vie porteuse de sérénité (qui est somme toute plus accessible que le bonheur)

Pour revenir sur le chemin de la conscience, il faut accepter de revenir sur un chemin peu moins fréquenté, réviser certaines croyances, accepter d’embrasser sa vie, mais surtout savoir que c’est un chemin et non une destination… et donc à ce titre chaque petit pas est un acte d’amour en soi, pour soi. Et pour renouer avec ce chemin, voici trois rituels, trois façons d’être dans le « faire »… qui feront toute la différence.

« D’apparence, une personne pleinement consciente ne fera pas des choses différentes, mais elle sera différente dans sa façon de faire les choses…»

1. Donner du temps à son âme

Donner du temps à son âme, c’est sortir des prérogatives du quotidien pour prendre une bouffée de ce que la vie a à nous offrir de plus beau. Que ce soit passer du temps dans des endroits qui nous font profondément du bien, comme aller dans un salon de thé, ou encore de reconnecter avec la nature, aller à la bibliothèque du quartier, écouter des vinyles, partir en voyage le plus souvent possible, même si c’est un roadtrip le temps d’un week-end, qui nous permet de décrocher et de découvrir une nouvelle région pas trop loin de chez soi.

Prendre le temps. Prendre le temps d’Être, tout simplement. Et non nécessairement d’être dans un mode où l’on doit « faire quelque chose ». Bref, de faire de la place pour que ces moments de vie qui nous nourrissent puissent être vécus le plus souvent possibles.

« Pour revenir sur le chemin de la conscience, il faut accepter de revenir sur un chemin peu moins fréquenté, réviser certaines croyances, accepter d’embrasser sa vie, mais surtout savoir que c’est un chemin et non une destination… »

 2. Se respecter pleinement

La spiritualité, c’est de prendre conscience que le corps et l’esprit sont des denrées uniques à choyer au quotidien. Ainsi, se donner du temps pour respecter nos besoins profonds sans sentir que nous sommes nécessairement égoïstes. Prendre aussi conscience que ce temps est un capital d’ouverture et d’empathie pour les gens qui nous entourent.

Se respecter, c’est choisir de répondre à ses besoins, malgré les convenances ou la politesse. Ça peut nous amener à refuser une invitation mondaine, simplement parce qu’on se sent trop fatigué ou encore s’éloigner d’une personne négative, même si on la connaît depuis longtemps. Faire de la place à ce qui nous fait sentir tout simplement bien. Et s’assumer.

3. Mettre de la magie dans les choses ordinaires

Embellir les petites choses, mettre de la magie dans l’ordinaire ne demande rien de gros ni de spectaculaire ! Par exemple, on peut préparer un repas rapidement sans prêter nullement attention à ce que l’on est en train de faire… ou au contraire, on peut se réjouir de nourrir sa famille, d’y mettre une intention d’amour ou de bienveillance, de façon à ce que la nourriture agisse non seulement sur la santé du corps, mais aussi sur l’âme, on peut aussi choisir les petites épices qui feront toute la différence pour nos papilles.

On peut encore marcher machinalement pour aller au travail, ou en faire un chemin de découverte et d’étonnement en remarquant les petits détails comme la danse subtile des feuilles de l’arbre devant son bureau ou encore l’asymétrie sublime des tâches d’une coccinelle un matin de printemps.

Notre conscience aime la beauté, le silence, le recueillement, la simplicité. Elle a besoin de curiosité, de temps, et surtout de l’intention de la cultiver au quotidien. Elle est également grandement nourrie par la méditation… un autre rituel que j’ai personnellement inclus dans mon quotidien depuis quelques années.

Je vous souhaite de prendre le temps de créer vos rituels, de nouer ou renouer avec ces petites choses qui vous font du bien à vous et à votre âme. Qui remplissent votre quotidien de magie. Qui vous donnent de l’énergie. Et si le cœur vous en dit, n’hésitez pas de nous les partager en commentaire, car c’est tous ensemble que nous pourrons créer un monde plus harmonieux et plus conscient.

Une photo prise par : Annie Spratt